Retour sur la réunion de sensibilisation organisée avec la CPME 71 – 26 janvier 2026

La Fédération Nationale de l’Habillement (FNH) continue de renforcer son rôle de porte‑voix des commerces indépendants et de fédérateur de toute une profession, comme en témoigne la réunion de sensibilisation organisée le 26 janvier 2026 à Châtenoy‑le‑Royal. Aux côtés de la CPME Saône‑et‑Loire et de la Macif, le Comité FNH Bourgogne–Franche-Comté a réuni une trentaine de participants, commerçants, experts et partenaires autour d’un enjeu majeur : les impacts économiques, sociaux et environnementaux de la fast fashion.

Sous l’impulsion de Sophie Sandri, présidente du Comité régional, et avec le soutien de Nadine de Lhôpital, responsable développement réseaux, cette rencontre illustre une fois encore la capacité de la Fédération à créer du lien, mobiliser les acteurs du terrain et porter un discours clair, responsable et constructif.

Un regard éclairant sur les dérives de la fast fashion

L’intervention de Léonore Mazulier, étudiante en Master Biodiversité, a permis de rappeler l’ampleur des enjeux :
– 2ᵉ industrie la plus polluante au monde ;
– 20 % de la pollution mondiale de l’eau ;
– 1,2 milliard de vêtements produits chaque jour ;
– des millions de tonnes de déchets et de microplastiques disséminés dans les océans.
Autant de chiffres qui témoignent de l’urgence à repenser les modèles de production comme les modes de consommation.

La FNH : défendre les indépendants, alerter sur les dérives, proposer des solutions

Invité d’honneur, Pierre Talamon, président de la FNH, a rappelé les défis auxquels sont confrontés les 30 000 commerces indépendants de mode en France : concurrence déloyale des plateformes d’ultra‑fast fashion, dumping environnemental et fiscal, prix moyens dérisoires, explosion des importations de petits colis qui fragilisent l’ensemble du secteur.

🗣️ Parole du Président – Pierre Talamon

“Face à l’ultra‑fast fashion, notre force, c’est notre union.”

« La rencontre organisée avec la CPME 71 démontre une fois de plus combien notre profession est confrontée à des bouleversements majeurs. Explosion des importations, prix cassés, concurrence déloyale, impacts environnementaux préoccupants : jamais le commerce indépendant n’a été autant mis sous pression.
Dans ce contexte, la Fédération Nationale de l’Habillement joue un rôle essentiel :
celui de rassembler, d’accompagner et de défendre les 30
 000 commerçants de mode indépendants partout en France. Ensemble, nous portons une voix commune, forte et structurée, capable d’alerter, de proposer et d’agir.

Notre mission est claire :
👉 soutenir nos commerçants dans un marché qui change très vite,
👉 promouvoir une mode responsable et durable,
👉 défendre une concurrence loyale,
👉 et maintenir le lien indispensable entre terrain, régions et représentation nationale.

La force de la FNH, c’est l’engagement de chacun de ses membres.
Et c’est collectivement que nous ferons entendre la voix du commerce indépendant.
Continuons à avancer ensemble.
»

Pierre Talamon.

Une force collective, au service de toute la profession

Cette rencontre illustre parfaitement ce qui fait la force de la FNH :
une fédération proche de ses adhérents, structurée autour de 13 comités régionaux dynamiques, capable de mobiliser experts, partenaires, commerçants et institutions autour de projets communs.

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La Fédération Nationale de l’Habillement (FNH) publie les résultats de son baromètre mensuel. Comme lors des mois précédents, les commerçants indépendants de l’habillement observent une baisse de leur chiffre d’affaires ; elle est de -0,9% par rapport à décembre 2024. Un chiffre certes négatif mais à nuancer car il est moins alarmant qu’en novembre (-5,3%) ou en décembre 2024 (-4,7%).

 

Des chiffres en berne pour l’année 2025

Selon les données de l’Observatoire de la FNH, le chiffre d’affaires de ses adhérents a diminué de 0,9% par rapport à décembre 2024. Plus de 56% des adhérents ont constaté une baisse, et ce malgré les fêtes de Noël. Les secteurs de la mode femmes (-2%), la mode hommes (-3%) et la mode mixte (-1%) sont tous touchés.
Des chiffres d’autant plus alarmants que les données de l’année sont également toutes négatives. Ainsi, la FNH note une baisse de 2,9% des chiffres d’affaires de ses adhérents pour le quatrième trimestre, de 2,4% pour le deuxième semestre et surtout de 2,3% pour l’entièreté de l’année 2025 (il était déjà de -1,7% pour l’année 2024).

 

« Le léger recul du chiffre d’affaires en décembre 2025 (–0,9 %) masque une réalité plus préoccupante pour les commerçants indépendants de l’habillement. Le mois de décembre a été largement soutenu par des promotions anticipées, mises en place pour tenter de débloquer une consommation gelée par la succession du Black Friday, des ventes privées et par la perspective de soldes de plus en plus précoces. Les commerces indépendants se retrouvent ainsi pris en étau entre la pression promotionnelle imposée par les plateformes internationales et une banalisation des remises, qui fragilise durablement la valeur du produit et les équilibres économiques de la filière. Cette situation confirme la nécessité d’apporter un soin particulier à la filière, en redonnant du sens aux temps commerciaux, en luttant contre les distorsions de concurrence et en protégeant un modèle de commerce de proximité créateur d’emplois, de savoir-faire et d’aménagement du territoire ».

Pierre Talamon, président de la Fédération Nationale de l’Habillement

 

En région, les Hauts-de-France performent

Les chiffres varient énormément en fonction des régions. Ainsi, si la Normandie (+6%), la Bourgogne-France-Comté (+8%) mais surtout les Hauts-de-France (+24%) réalisent d’excellents chiffres pour ce mois de décembre, ce n’est malheureusement pas le cas de tous les territoires. Le Centre-Val-de-Loire (-9%) et le Grand-Est (-10%) sont particulièrement touchés. Mais c’est La Réunion qui connaît les pires résultats, avec une chute de 40% par rapport à décembre 2024.

Téléchargez le baromètre pour consulter le détail des données.

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L’Opco EP vient d’annoncer une suspension temporaire du financement des formations des entreprises de moins de 50 salariés financées visant le cadre du Plan de Développement des Compétences.

 

❓ Pourquoi cette suspension ?

L’État n’ayant pas encore voté son budget 2026, l’Opco EP ne dispose pas de la visibilité nécessaire pour poursuivre ses prises en charge habituelles.

En attendant, l’OPCO EP, comme tous les organismes financés par des fonds publics, doit geler certaines dépenses, dont les nouveaux dossiers de formation liés au Plan de Développement des Compétences.

 

📌 Concrètement, pour les entreprises :

  • Les nouveaux dossiers de formation ne peuvent plus faire l’objet d’un engagement financier pour l’instant
  • Ils sont donc stockés en attente de décision et seront traitées plus tard par ordre d’arrivée
  • Ceci entraînera inévitablement un allongement des délais de traitement
  • Bonne nouvelle : les autres financements, ainsi que les remboursements en cours, continuent normalement

 

🎯 Ce que fait la FNH

 

La FNH reste pleinement mobilisée face à cette suspension, qui impacte directement les commerçants indépendants de l’habillement/textile et leurs salariés.

Nous suivons de près l’évolution de la situation et vous informerons de la réouverture des financements.

 

En attendant la reprise normale des financements, les entreprises peuvent toujours consulter le catalogue SELEXION qui propose 36 formations préfinancées dans plusieurs thématiques (vente, RH, management, numérique…).

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Un mécontentement qui s’exprime clairement

De nombreux commerçants expriment aujourd’hui leur lassitude face au calendrier des soldes et, plus largement, face à l’absence de changements concrets.
La Fédération partage pleinement ce ressenti.

Mais si les évolutions tardent, ce n’est pas faute d’action : c’est parce que le cadre réglementaire ne peut évoluer qu’à une condition très précise.

 

Un dispositif figé par l’arrêté ministériel de 2019

Depuis l’arrêté ministériel du 27 mai 2019, les dates des soldes et leur durée sont strictement encadrées.
Pour modifier ce cadre, le ministère exige une position commune de l’ensemble des organisations représentatives du commerce.

Or, à ce jour, cette harmonisation n’existe pas :

  • Certaines organisations souhaitent maintenir les dates actuelles,
  • D’autres souhaitent les supprimer complètement et permettre aux commerçants de créer leur propre calendrier promotionnel,
  • D’autres les reculer.

En l’absence d’une position collective, l’État refuse d’ouvrir une révision du dispositif.
C’est ce verrou réglementaire qui freine aujourd’hui toute évolution.

 

💪 Ce que dit le terrain : un soutien massif au décalage des soldes

Pour objectiver les besoins du secteur, la FNH a initié un sondage, auquel 166 commerçants ont répondu.
Les résultats sont sans équivoque :

  • 92,2 % jugent le décalage des soldes favorable ou très favorable à leur activité.
  • 78,2 % anticipent une hausse du chiffre d’affaires, le plus souvent entre +5 % et +15 %.
  • Les bénéfices identifiés sont :
    • Une meilleure cohérence saisonnière,
    • Une valorisation accrue des collections avant démarque,
    • Une amélioration significative des marges.

Les réserves exprimées restent limitées et essentiellement d’ordre organisationnel.

Ces résultats confirment que le sujet n’est pas conjoncturel : il répond à un besoin stratégique du terrain.

 

🎯 Ce que fait réellement la FNH

Contrairement aux idées reçues sur la question, la FNH :

  • Porte le sujet auprès des pouvoirs publics depuis plusieurs années,
  • Produit des argumentaires économiques et juridiques,
  • Réunit des données issues du terrain pour légitimer une réforme,
  • Cherche à construire une position commune avec les autres organisations du commerce,
  • Alerte régulièrement sur les effets du calendrier actuel sur les marges et la saisonnalité.

Ces actions sont réelles, constantes, mais elles ne peuvent aboutir sans unité du secteur.

 

Conclusion

Le mécontentement exprimé par les commerçants vis-à-vis du calendrier des soldes est entendu.
La FNH reste pleinement engagée et poursuit le combat, malgré un temps réglementaire long :

  • Elle mobilise de plus en plus d’acteurs de la filière mode autour de cet enjeu,
  • Elle échange souvent avec les commerçants pour relayer les besoins du terrain,
  • Elle argumente régulièrement auprès du ministère pour faire bouger le cadre réglementaire.

Parallèlement, de plus en plus d’acteurs économiques rejoignent cette démarche, notamment des marques, renforçant la légitimité et la portée du travail engagé.

 

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Le 17 octobre dernier, la FNH a organisé un webinaire animé par Maître Louis Urvois, avocat spécialisé en droit immobilier, dédié au droit au renouvellement des baux commerciaux.

💬 Ce temps d’échange a permis de :

  • Rappeler l’importance du renouvellement pour la continuité de l’activité
    • Présenter les critères et conditions pour y prétendre
    • Exposer les exceptions possibles
    • Clarifier les démarches et réponses du bailleur

Les points essentiels

Le renouvellement d’un bail commercial est indispensable pour conserver son emplacement. Pour en bénéficier, le locataire doit notamment être propriétaire du fonds de commerce et l’exploiter depuis au moins trois ans.

Certaines exceptions existent, comme des motifs légitimes liés à l’état de santé ou à une procédure collective.

Maître Urvois a également détaillé les modalités de demande, les réponses possibles du bailleur, ainsi que des cas particuliers tels que le droit de repentir ou le droit d’option.

📌 Le replay du webinaire est disponible pour les adhérents dans l’espace ressources et outils.

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